Une étude du «Lancet» montre-t-elle, which certain vaccines are more vulnerable to Covid, which les non-vaccinés? – Release

Question asked on November 21, 2022.

Le site FranceSoir, relai des thèses les plus farfelues sur le Covid depuis le début de l’epidémie, published on November 18 a text très relayé dont vous nous interrogez sur le sérieux. The title claims: “Anti-Covid-19 vaccine: une étude du Lancet montre l’erosion immunitaire des personnes vaccinées au fil des mois.»

Dans les premières lignes du texte, on apprend que l’étude en question is a scientific article published in February 2022: “Menée en Suède auprès de 1.6 million d’individus pendant neuf mois, [elle] showed that the protection conferred by the vaccine against symptomatic Covid-19 diminished quite quickly» (until here, tout va bien) “et qu’au bout de six mois, les personnes les plus vulnerables du groupe des vaccinés could be more exposed to the virus than their homologues non vaccinés”.

L’emploi du conditionalnel laisse bientôt place à l’affirmation de trop: “Immediately after the second dose, vaccinated people were better protected against Covid-19 than non-vaccinated people. However, au-delà de six mois et plus encore à partir de huit mois, les chiffres evolvent et pot montrer chez certaines personnes vulnerables une efficacy non significant, voire une efficacy negative». C’est sur ces derniers mots – qui portent toute la pretendue demonstration – que l’auteur se trompe et, ce faisant, trompe ses lecteurs.

Often non-significant results

It is tot à fait exact that, in this study, the effectiveness of two doses of vaccines against viral souches in circulation devient, after several months, “insignificant statistic”. Cela signifie qu’au bout de plusieurs mois, les données recueilles allow us more to distinguish and the vaccination apporte un bénéficie. In the tables presented in the study, this translates into results assortis d’un “intervale de confiance” don’t les bornes ont des valeurs positive et negative. The hypothesis according to which the vaccinated have une protection superior to that of the non-vaccinated can no longer be privileged: the uncertainty attached to the results is too important (1).

If les deux bornes of this “confidence interval” presented negative values, the result would be statistically significant again… more “dans le mauvais sens” : il y aurait eu significativ more d’infectés chez les vaccinés than chez les non-vaccinés, ce qui aurait raised des questions légitimates. However, none of the results presented in the study correspond to those in the figure.

In short: in this publication, the evaluation of the effectiveness of a double dose of vaccine was allowed, after several months, to be statistically significant, and at no time a negative effect of vaccination according to immunity. is recorded.

Les auteurs de l’étude denounce ces erreurs d’interpretation

Marcel Bailin, coauteur de l’étude, confirms what point à CheckNews : “C’est exact: les estimations de l’efficacyt negativa du vaccin contre les infections de toute gravité at the end of the follow-up period were not statistically significant.” He qualifies ainsi – polish – “inexact” l’affirmation de FranceSoir selon laquelle «les chiffres les plus alarmings [de l’étude] se retrouvent chez les sujets les plus fragiles, à savoir les personnes de plus de 80 ans ou celles carre presente des comorbidités». The results presented for these ages, explains the researcher, «sont sujets à une grande incertitude: les intervalsles de confiance sont très larges et se cevauchent. More precisely, l’efficacy of the vaccine was 5%, with a 95% confidence interval ranging from -53 to +41. So, basically, no significant effect, et une très grande incertitude. Pour cette analyse, aucune efficacité n’a été détectée – ce qui n’est pas la même chose ce de dire qu’il ya eu a negative effect…»

“Il convient équalée de a stress c’il s’agit d’une étude d’observation, and that several forms of bias can explain why l’efficacyt contre les infections de toute gravité diminishes, particularly sur les longues periods of followed”, pursued Bailin. «For example, there might be a difference between vaccines and non-vaccines in terms of health-seeking behavior that might influence an individual’s decision to undergo a PCR test, which is important to take into account. étant donné que le résultat “infection de toute gravité” was based on the PCR test. If unvaccinated people were less inclined to pass a PCR test than vaccinated people, this also contributes to the basis of vaccine effectiveness» (2).

On notera que, pour cette même raison, si des “statistically significant negative results” étaiten apparus, ils n’auraient pas suffi – à eux seuls – à valider l’hypothese d’un affaiblissement immunitaire des vaccinés. L’étude mesure, en somme, l’effet cumulé de la protection vaccinale et des différences de behavior des populations etudiées.

“La protection contre une maladie plus grave is maintained”

In this article, published in February, the authors, loin d’alerter contre une «érosion immunitaire», already wrote noir pe blanc that their results “Reforcent les arguments fondes sur des preuves en faveur de l’administration d’une third dose de vaccine en tant que rappel, in particular to des populations specific to high risk”.

Au fil de l’année 2021, de nombreux sites relayant de la désinformation medicale already affirmed that vaccination contre le Covid could generate immunodeficiency. Certains ont même relayé le fantasme d’un “syndrome d’immunodeficience acquise évocable par le vaccin” (“VAIDS”), sort d’avatar du sida. In February 2022, Reuters revenait sur ces récits, et notait que l’étude nouvellement parue dans The Lancet était deja détournée de son sens to serve this vision. Addressing the British press agency, Peter Nordström, also co-author of the study, formulated a dementi que nombre de désinformateurs ont feint de ne pas entender: “Our study [montre] which la protection contre une maladie plus grave is maintained, ce qui contraste fortement cu alle les affirmations selon care nos résultats soutiendraient les affirmations selon care le VAIDS exist».

Bailin relève aupres de CheckNews that, dans l’étude parue en février, l’efficacy du vaccine contre la maladie grave “s’est beaucoup mieux maintenue”, au fil des mois, que la seule protection contre l’infectie (2). Peter Nordström, para CheckNewsrelève que ce résultat, aux cáités de ceux d’autres études, “Vient contredire l’idée que les vaccines sérient nuisibles”. “Dans le même ordre d’idée, chase him les allégations parfois rencontees selon quelles les rappels sérient nocifs sont contredites par les résultats de la dernière étude, that we have menée sur les personnes agedeswho show that a second rappel is associated with a reduction in the risk of death, par rapport aux personnes qui n’ont eu qu un seul rappel seulement. […] It is clear that the overall effect of mRNA vaccines is beneficial.»

A disinformation already served by Fox News

On note que, pour appuyer son interpretation de l’étude parue en février dans The Lancet, FranceSoir se réfère à une lettre published in June in le Journal of Virology by the name of Kenji Yamamoto, «dans laquelle il donne son interpretation de cette étude du Lancet». Les lecteurs de CheckNews already met speaking of the text, which was read by Fox News host Tucker Carlson in a sequence of pure television disinformation. Because, comme nous l’écrivions alors, on ne trouve dans la fameuse lettre de Yamamoto no demonstration de ses interpretations.

Quant à l’étude du Lancetnous discons déjà à son propos l’essentiel de ce que nous réécrivons aujourd’hui: «Les auteurs échouent [à] establish a significant difference between the 80-year-olds and 80-year-olds vaccinated from six months and those who are not vaccinated. It is impossible to establish that the vaccinated of this age, at this distance from their second injection, have more or less risk of Covid than the non-vaccinated.» Après avoir rappelé la conclusion des auteurs, favorable à oa third dose of vaccine, new notions «[qu’]en occultant les éléments, which allows the correct interpretation of the data […]Tucker Carlson ne fait rien d’autre que désinformer – une fois de plus – son auditorie». Conclusion that vaut également for FranceSoir.

(1) Les résultats sont jugés «statistically significant» and l’on juge peu probable de les avoir obtenus si le vaccine avait, en réalité, a été ineffective. De façon (très) schematic, avec «un intervalle confiance à 95 %», il n’y a que 5 % de chance qu’en reprodusant l’essai à l’échelle de la population générale, le résultat réel is out . from l’intervale. When l’une des bornes d’un “intervale de confiance” is inferior à zéro, le résultat se confond avec ce ca l’on er observatore et le vaccine n’avait pas (ou plus) d’effet.

(2) Bailin emphasizes que “What result is not pas soumis aux limites described previously, because it was based on hospitalization. Therefore, differences in behavior may influence whether or not people suffering from mild infections performed a PCR test (comme pour le résultat “infection de toute gravité”), the same problem does not arise when taken into account. serious infections – and one person is seriously ill, she should be admitted to hospital».

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